Cet extrait de l'ouvrage La photo numérique vous est offert par Micro Application1
Le matériel de prise de vue
| 1.1 Les différents types d'appareil de prise de vue | ... | 10 |
| 1.2 Les accessoires de prise de vue pour appareils photo numériques | ... | 34 |
1.1 Les différents types d'appareil de prise de vue
Les appareils de type compact

Fig. 1.1 : Appareil photo compact
Les appareils de type compact sont les plus répandus actuellement, bien que l'arrivée de mobiles disposant d'une fonction appareil photo tende à leur ravir leur suprématie.
Leur forte implantation, notamment auprès du grand public, est due essentiellement au fait que ceux-ci peuvent aisément se glisser dans une poche de chemise ou un petit sac. Leur poids est quasiment négligeable la plupart du temps, une centaine de grammes pour les plus petits. On parle alors d'appareil photo ultra compact.
Ces appareils disposent seulement des fonctions les plus simples. Les réglages se réduisent au strict nécessaire. Le zoom utilisé est souvent un objectif d'amplitude X3, ce qui est un faible débattement. Il ne faut pas espérer réaliser des photos sportives ou de la chasse photo animalière avec ce type d'appareil.
En revanche, pour réaliser vos souvenirs familiaux ou vos photos de vacances, l'appareil ultra compact remplira ses fonctions. Les ingénieurs font preuve de beaucoup d'imagination pour séduire le consommateur. Des technologies de plus en plus sophistiquées permettent à l'appareil de détecter les visages dans une scène pour que la mise au point soit correcte. D'autres encore sont à l'affût du moindre sourire pour déclencher au "bon" moment. Ce sont autant de gadgets qui sont censés faciliter l'utilisation de l'appareil photo.
Que penserait aujourd'hui Henri Cartier-Bresson, grand reporter photographe, fondateur de l'agence Magnum, qui caractérisait la photographie par le choix de ce qu'il appelait "l'instant décisif", le moment où le doigt du photographe enfonce instinctivement le déclencheur, parce que c'est celui qu'il a choisi, et non celui jugé opportun par un logiciel !
Dans cette gamme dite compact, vous trouverez aussi bien des appareils destinés aux grands débutants, avec lesquels l'automatisme sera de rigueur, c'est-à-dire que l'appareil se chargera de définir les différents réglages sans que l'utilisateur soit trop sollicité sur les choix de paramétrages, que des appareils destinés à des amateurs avertis ou même des professionnels.
En général, ces derniers seront un peu plus volumineux afin de fournir à l'utilisateur des touches de fonctions plus accessibles, la possibilité d'effectuer des réglages manuels, ainsi que des matériaux résistants aux intempéries et aux chocs. Bien souvent, ces appareils compacts hauts de gamme proposeront à l'utilisateur un zoom de forte amplitude, jusqu'à X10 parfois, sans pour cela avoir recours au zoom numérique. Ordinairement, un zoom puissant nécessitera plus de lumière pour pouvoir être utilisé sans avoir recours au flash.
|
Zoom optique contre zoom numérique Le zoom optique permet un grossissement grâce au déplacement effectif des lentilles qui composent l'objectif. Même à un fort grossissement, la qualité de l'image reste la même. Le zoom numérique est la résultante d'un artifice logiciel. L'image est en fait recadrée pour obtenir un effet que l'on obtiendrait avec un zoom plus puissant. Cette image comporte moins de pixels. L'utilisation du zoom numérique se manifeste par une image de piètre qualité. À éviter donc le plus possible ! |
Un zoom disposant d'une position grand angle pourra être d'un attrait supplémentaire pour ce type d'appareil, l'équivalent en plein format (24 × 36 mm), d'un 24 ou d'un 28 mm.
|
Le grand angle Le grand angle est un objectif permettant d'obtenir un large champ de vision. On l'utilise le plus souvent dans des espaces retreints, quand on manque de recul. Le grand angle est souvent utilisé aussi pour faire des photographies de paysage afin d'exagérer les effets de perspective. |
Les différents types d'objectifs seront abordés en détail plus loin dans ce même chapitre.
La différence entre certains modèles plutôt destinés à l'amateur éclairé et d'autres se manifestera aussi par la présence d'un objectif équipé d'une ouverture plus grande afin d'avoir la possibilité de déclencher même en basse lumière, sans avoir besoin du flash.
La qualité du viseur fera aussi partie des éléments qui vont distinguer l'appareil grand public de celui de l'utilisateur avancé. Sur les appareils de type ultra compact, il est impossible d'utiliser le viseur télémétrique car celui-ci est souvent réduit à sa plus simple expression. Parfois même, ce viseur fait carrément défaut au profit de l'écran à cristaux liquides. Certains constructeurs proposent parfois un accessoire qui vient se greffer sur l'appareil afin d'obtenir une visée plus précise. Prenez donc aussi en compte la qualité de l'écran avant d'arrêter votre choix.

Fig. 1.2 : Écran LCD d'un appareil photo compact
L'intérêt de cette visée directe est que vous n'êtes pas tributaire de la luminosité ambiante. On ne compte plus les témoignages de photographes déçus car ils ne peuvent pas utiliser leur appareil dès lors qu'il fait un temps ensoleillé. L'écran LCD devient alors quasiment inutilisable.
Il vous faudra veiller aussi à vous renseigner sur le temps de réponse de cet écran. Si le temps de latence est important, ce que vous voyez sur l'écran est déjà en retard par rapport au temps réel et vous ne photographierez pas ce que vous verrez. Enfin, la dimension et la qualité de cet écran, à peine 100 000 pixels pour les appareils les plus compacts, devront aussi faire partie de vos critères de choix. Un écran comportant peu de pixels n'offrira pas une vision correcte de la scène, pénalisant ainsi vos talents de créateur.

Fig. 1.3 : Pas de viseur pour ce boîtier de type compact
Une fonction qui tend à être de plus en plus fréquente est la stabilisation optique ou numérique. Ce système permet d'obtenir des images nettes même si l'on utilise des vitesses d'obturation relativement lentes. Néanmoins, si votre sujet se déplace, la photo sera floue. Il s'agit en effet de compenser les mouvements du photographe, pas ceux du sujet. Quoi qu'il en soit, la présence de ce principe commence à se répandre même sur des appareils compacts, alors qu'il était, jusqu'à présent, réservé à des appareils photo haut de gamme, essentiellement de type reflex. Pour une efficacité accrue, vous privilégierez la stabilisation optique plutôt que la stabilisation électronique.
|
Stabilisationoptique et stabilisation électronique La stabilisation optique correspond au déplacement d'une lentille dans le corps de l'objectif. Le système permet ainsi de compenser partiellement les mouvements involontaires du photographe. En revanche, la stabilisation électronique correspond à une augmentation logicielle de la sensibilité du capteur. Bien souvent, cette montée en sensibilité va souvent de pair avec une augmentation du bruit numérique, c'est-à-dire de défauts, sur la photographie. Dans les deux cas, le photographe peut alors utiliser des vitesses d'obturation plus rapides, sans avoir besoin d'utiliser un trépied. |
Ces appareils de type compact disposent tous aujourd'hui d'un capteur permettant des agrandissements de grandes dimensions. Le nombre de pixels que peut enregistrer le capteur ne fait pas tout. La qualité de l'image dépend aussi de la nature des pixels ainsi que du logiciel qui gère la conversion de l'information électronique en un fichier lisible par votre ordinateur. Cela dit, le fait de disposer d'une dizaine de millions de pixels permet de recadrer les images sans que leur qualité en pâtisse de trop.
Les appareils photo de type compact permettent aussi, la plupart du temps, d'enregistrer des vidéos. La qualité de ces enregistrements rivalise parfois avec ceux obtenus lorsqu'on utilise un caméscope. En tout cas, ces vidéos répondront parfaitement aux besoins de l'utilisateur qui veut faire des montages de films simples ou publier un clip sur Internet.

Fig. 1.4 : Appareil photo compact avec écran tactile
Il y a quelque temps, il était facile de classer les appareils de type compact dans la catégorie amateur. Aujourd'hui, on commence à trouver sur le marché des appareils qui peuvent faire de l'œil à un public averti tout en restant des outils qui savent se faire très discrets. Suivi "intelligent" du sujet, modes d'exposition performants, zoom optique plus puissant, détection des visages ou encore appel à des grands fabricants d'optiques pour équiper leur boîtier : les ingénieurs rivalisent d'idées et les services marketing de propositions alléchantes pour nous faire succomber.
Les appareils de type bridge
Plus volumineux que leurs petits frères, les appareils de type bridge sont aussi plus à même de répondre aux besoins d'un utilisateur exigeant.
Les appareils de type bridge s'affranchissent de la plupart des manques des appareils photo de type compact afin de permettre au photographe amateur éclairé d'intervenir sur les différents paramètres de réglage auxquels il est en droit de s'attendre.

Fig. 1.5 : Appareil photo de type bridge
Si ce type d'appareil est plus lourd, environ deux à trois fois le poids d'un appareil compact (environ 400 gr), il offre des commandes qui tombent plus facilement sous les doigts. Des molettes de réglages remplacent souvent la laborieuse navigation dans des menus qui ne sont pas toujours évidents à utiliser.
L'objectif qui équipe ce type de boîtier est, lui aussi, de plus grande amplitude et plus volumineux. Le diamètre des lentilles, plus élevé que sur un objectif équipant un boîtier compact, permet une plus grande ouverture, c'est-à-dire que vous aurez besoin de moins de lumière pour faire une photo. Vous profiterez de la lumière ambiante avant d'avoir besoin d'utiliser un flash.
L'utilisation de l'ouverture de l'objectif, appelé diaphragme, sera expliquée au chapitre 3.
Vous constaterez que les images qui illustrent cette partie représentent un appareil photo disposant d'un zoom d'amplitude X18, ce qui est énorme. Souvent, ce type d'objectif pèche dans sa partie grand angle. Vous disposez, certes, d'un téléobjectif puissant, mais il est impossible, sauf utilisation d'un accessoire adéquat, d'espérer obtenir des cadrages caractéristiques de ceux obtenus avec ce type d'objectif à large champ de vision.
La prise en main, du fait des commandes sous la forme de molettes, est souvent agréable. L'utilisateur ressent une impression de confort peu présente avec un appareil compact. Le volume de l'appareil permet aussi au fabricant de proposer plusieurs matières, suivant qu'il s'agisse de la poignée, au grip souvent renforcé par un revêtement souple, ou du dos de l'appareil par exemple. Les boutons de commandes, quant à eux, sont souvent dessinés de manière ergonomique pour une utilisation plus précise.
De par son dessin, l'appareil de type bridge propose une position du flash nettement au-dessus de l'objectif, vous permettant souvent d'éviter la désagréable apparition des yeux rouges, phénomène connu de tous les utilisateurs d'appareils photo numériques de type compact.
Les appareils photo numériques de type bridge permettent aussi aux ingénieurs de concevoir un boîtier capable d'intégrer un capteur de plus grande dimension. Cela ne veut pas dire qu'ils pourront enregistrer plus de pixels, mais que la dimension des photosites sera plus grande, afin d'obtenir des images de meilleure qualité.
Pour plus d'informations, vous pouvez vous reporter, dans ce même chapitre, au passage traitant des différents types de capteurs.
Plus précisément, c'est l'appareil destiné à celles et ceux qui ne veulent pas s'encombrer d'un appareil photo de type reflex, mais qui veulent tout de même avoir la maîtrise des réglages en s'affranchissant du tout automatique. À vous les expériences du bracketing (la même prise de vue à différentes expositions) ou des poses longues !

Fig. 1.6 : Un concentré de technologie
Alors ? L'appareil bridge serait-il l'outil idéal ? Ce n'est pas certain, même si ce type d'appareil ressemble bien à l'outil le plus polyvalent.
Vous allez retrouver avec l'appareil de type bridge un des inconvénients majeurs de l'appareil photo de type compact, à savoir : le réglage de l'image par écran LCD qui fait que vous allez retrouver les défauts inhérents à ce type de visée par forte luminosité. Pour remédier à cela, toujours grâce au fait que l'appareil soit plus volumineux, vous disposez pour éviter l'utilisation de l'écran LCD, d'un viseur de dimension acceptable, mais ce viseur est de type électronique. La visée est donc réalisée par l'intermédiaire d'une image vidéo, comme celle que procure le viseur d'un caméscope.
Ce type de visée est moins fiable qu'une visée directe de type reflex. Elle est plus grossière du fait du nombre en général peu important de pixels que peut comporter un viseur de ce genre : un peu plus de 200 000 pixels pour la plupart des appareils.
Quoi qu'il en soit, l'appareil de type bridge est le plus à même de répondre à l'amateur exigeant qui n'est pas prêt ou n'a pas besoin d'investir dans un appareil photo de type reflex.
L'appareil photo de type reflex
Il y a encore quelques années, nous aurions commencé par une mise en garde. En effet, le prix des appareils photo de type reflex était alors bien plus élevé que celui de type compact ou bridge. Aujourd'hui, ce n'est plus vrai. On trouve, pour environ 400 euros, aussi bien un appareil compact "haut de gamme", un bridge digne de ce nom, que des appareils reflex qui raviront les amateurs décidés à franchir le pas de la photographie numérique "avancée".

Fig. 1.7 : Appareil photo numérique de type reflex
Ces appareils s'adressent à vous qui avez encore quelques optiques que vous utilisiez avec votre appareil photo traditionnel, et que vous allez pouvoir, dans bien des cas, greffer sur votre nouveau boîtier numérique. À vous aussi qui avez pris goût à la photo avec votre appareil compact ou bridge et qui désirez aller plus loin. À vous encore, qui êtes un réel passionné et qui rêvez, un jour peut-être, d'entrer dans la cour des grands et, pourquoi pas, devenir professionnel.
Alors, pourquoi s'encombrer d'un appareil plus lourd, plus encombrant, si l'appareil compact ou le bridge savent tout faire ou presque ? Tout d'abord, pour le confort de la visée.
La qualité de la visée reflex est très supérieure à celle obtenue en cadrant à l'aide d'un écran vidéo. Bien entendu, il existe des différences entre un viseur équipant un boîtier de début de gamme et un fleuron de la gamme. Quoi qu'il en soit, le simple plaisir de la visée directe TTL (Through The Lens) suffit déjà à damer le pion à n'importe quel écran de type LCD.
Directement lié à cette visée à travers l'objectif, le miroir de renvoi, qui se relève au moment du déclenchement, procure une réelle sensation physique que connaît tout utilisateur de boîtier argentique. L'utilisateur perçoit, de manière sensorielle, que la photo a été prise, au contraire des appareils compacts où le doigt s'enfonce sur le bouton de déclenchement sans réel contrôle de ce fameux "instant décisif".
Un autre point essentiel de ce type d'appareil est bien entendu l'utilisation d'objectifs interchangeables. Que vous choisissiez un objectif de la même marque que votre appareil ou que votre choix se porte sur l'un de ceux fabriqués par un grand fabricant d'objectifs adaptables, c'est parmi une centaine d'objectifs que votre choix pourra se porter ! Fish eye, grand angle, objectif "normal", téléobjectif, zoom… Il suffit de jeter un coup d'œil au catalogue des optiques d'un de ces constructeurs, pour comprendre cette différence essentielle, cette valeur ajoutée d'un appareil reflex (voir Figure 1.8).
Grâce à ce choix étendu, plus aucun sujet ne vous est interdit. Reste que, pour certaines situations, il faudra mettre la main au porte-monnaie, parfois lourdement, puisque chaque objectif est vendu séparément.
Heureusement, la gamme est tellement étendue que, pour la même distance focale, on trouve souvent différents modèles d'objectifs dont certains sont plus abordables que d'autres. Chaque fabricant propose des objectifs grand public aussi bien que des objectifs professionnels, plus lumineux. La différence de prix entre les uns et les autres est due au nombre d'exemplaires fabriqués, à la qualité du verre, mais aussi à l'ouverture de l'objectif. Plus celui-ci est lumineux, plus il nécessite un travail précis au moment de sa conception.

Fig. 1.8 : De multiples réglages contrôlés par un écran avec report dans le viseur
Sur un appareil de type reflex, le nombre de réglages est souvent très (trop ?) important. Lorsque l'on achetait un appareil photo il y a vingt ans, le manuel d'utilisation comportait une cinquantaine de pages. Aujourd'hui, il n'est pas rare de voir des manuels de plus de quatre cents pages, comme celui du Nikon D300. Il y a même des livres exclusivement consacrés à l'utilisation de votre appareil, ce qui prouve que l'utilisation de certains appareils photo numériques nécessite un réel apprentissage.
À leur décharge, ces appareils sont de véritables ordinateurs équipés de logiciels qui permettent de traiter le signal lumineux pour le transformer en fichier image. Vous pouvez connecter les appareils à votre imprimante ou votre ordinateur, sans avoir besoin d'utiliser un câble pour certains. La gestion de la mise au point ou du réglage de l'exposition revient à un véritable ordinateur de bord. Même les objectifs embarquent souvent un microprocesseur, dans le cas de la stabilisation optique par exemple.
Un autre atout supplémentaire de l'appareil reflex numérique est la précision du déclenchement. Contrairement aux appareils de type compact ou bridge, la prise de vue est quasiment instantanée dès lors que vous avez pressé le déclencheur. La photo est effectivement réalisée à l'instant T, pas à T1 ou même T2 comme sur certains compacts. Si vous photographiez un enfant en train de souffler les bougies de son gâteau d'anniversaire, c'est effectivement ce moment-là que vous allez enregistrer, pas celui où toutes les bougies sont éteintes ! Évidemment, il faut pour cela que vous ayez anticipé le bon moment, mais, avec ce type d'appareil photo, vous ne pourrez plus vous retrancher derrière une technique défaillante : le maître, c'est vous.

Fig. 1.9 : Les principales commandes tombent naturellement sous les doigts.
Alors l'appareil reflex est-il la solution ultime ? Hélas non.
Les inconvénients de l'appareil photo reflex existent. Le premier est d'ordre financier. Un objectif suffit rarement à satisfaire votre soif de prise de vue, même si les fabricants tentent de proposer, à l'achat, un pack comprenant le boîtier équipé d'un zoom dont l'amplitude permet de répondre à la majeure partie des besoins courants. Mais vous pourrez vite être tenté par l'acquisition d'un deuxième, voire d'un troisième objectif, pour la chasse photo ou pour des effets spéciaux.
Il faut évoquer l'un des problèmes récurrents pour la quasi-totalité des appareils photo de type reflex : les poussières sur le capteur. À chaque fois que vous changez d'objectif, il se peut que des impuretés pénètrent dans l'appareil photo, n'attendant plus que le moment opportun pour se poser sur le filtre passe-bas qui recouvre le capteur. Ce filtre est censé bloquer le rayonnement infrarouge et doit annuler les effets de moiré lorsque vous visez une surface composée de textures régulières comme les tuiles d'un toit, les motifs d'une cravate… Ces poussières se traduisent ensuite, sur les photographies, par des cercles gris sombre aux contours flous apparaissant sur les clichés.
Pire que cela, certains utilisateurs, n'ayant jamais changé d'objectifs, ont vu leur capteur envahi par ces satanées poussières. Il suffit en effet de minuscules poussières de métal ou d'un très léger dépôt de graisse sur une pièce mécanique pour que ceux-ci se transforment un jour en un ennemi redoutable.
Heureusement, des solutions de nettoyage existent, sous la forme d'un procédé interne à l'appareil ou sous la forme de solutions de nettoyage.
Les systèmes de nettoyage du capteur seront évoqués dans ce même chapitre ; référez-vous à la partie concernant les capteurs.
Bien évidemment, il faut transporter ce matériel. Il faut donc songer à un sac, éventuellement un trépied. Les services marketing ne manquent pas d'idées pour vous faire céder à la tentation. Tout cela participe au fait que les appareils de type reflex nécessitent un investissement financier plus important, à l'achat ou sur le long terme.
Ce matériel est donc plus lourd et encombrant qu'un appareil compact ou un bridge bien entendu, mais c'est le prix à payer pour un plaisir de photographier à ce jour encore inégalé. De plus, les nombreux accessoires disponibles permettent de varier l'équipement afin que celui-ci réponde effectivement à vos besoins.
Les objectifs pour appareils reflex
Les objectifs sont caractérisés par deux nombres. Le premier, exprimé en millimètres, correspond historiquement à la distance mesurée depuis la lentille frontale d'un objectif jusqu'au plan film. Plus ce nombre est important, plus le grossissement de l'image formée sur le capteur est important. On parle alors de téléobjectif (105 mm, 180 mm, 300 mm…).

Fig. 1.10 : Il n'y a que l'embarras du choix.
À l'inverse, plus ce nombre est faible et plus l'angle de vision est important. On parle alors d'objectifs de type grand angle (28 mm, 24 mm, 18 mm, 14 mm…).
Situé entre ces deux types d'objectifs, on parle d'objectif dit normal (50 mm), pour une vision approchant peu ou prou le champ de vision de l'œil humain.
Certains objectifs remplacent plusieurs focales, on parle alors d'objectifs zoom (17-55 mm, 18-70 mm, 70-200 mm). On trouve aussi bien des objectifs zoom de type grand angle, transstandard ou téléobjectif.
Une seconde valeur caractérise un objectif, c'est son ouverture, plus précisément sa capacité à laisser passer plus ou moins de lumière. À l'arrière d'un objectif, on trouve des lamelles concentriques que l'on peut ouvrir ou fermer à l'aide d'une bague, à la manière d'un iris. Imaginez aussi un robinet d'eau plus ou moins ouvert, laissant couler plus ou moins de liquide suivant qu'il est ouvert ou fermé. Il en est de même pour le diaphragme avec la lumière.
Ce nombre est caractérisé par la lettre f, suivie d'une valeur. Plus le nombre est petit, plus l'objectif est lumineux. Un objectif ouvrant à f/1,4 est beaucoup plus lumineux qu'un autre ouvrant à f/5,6 par exemple (dans les faits, il faudra quatre fois moins de lumière au premier qu'au second dans la même situation de prise de vue).
Le rapport entre le couple vitesse/diaphragme sera vu en détail dans le chapitre 3.
L'objectif "normal"

Fig. 1.11 : Objectif de 50 mm
Honneur à l'ancêtre quasi disparu au profit des zooms dits transstandard qui couvrent quelques valeurs de focale autour des 50 mm. C'est l'objectif historique du film 24 × 36. En fait, sa focale, 50 mm, est la valeur arrondie de la diagonale d'un négatif ou d'une diapositive réalisée sur un film 35 mm, soit 43 mm. On estime donc qu'un objectif normal est un objectif dont la focale est comprise entre 40 et 50 mm pour le format 24 × 36. Il est important de le préciser, car, pour un appareil numérique, vous verrez que la dimension du capteur change grandement la donne. Pour un appareil disposant d'un capteur de petites dimensions, le 50 mm est déjà quasiment un petit téléobjectif.
L'utilisateur familier d'un boîtier argentique sera surpris de voir que l'objectif qu'il a l'habitude d'utiliser couvre, en numérique, un champ de vision différent de son boîtier argentique.
Pour plus de détails, reportez-vous, dans ce même chapitre, à la partie consacrée aux capteurs.
L'objectif grand angle

Fig. 1.12 : Un grand angle de 24 mm
Si l'on se réfère toujours au format 24x36 mm, le grand angulaire est un objectif dont la focale est comprise entre 24 mm et 35 mm. Ces objectifs offrent un large champ de vision et sont particulièrement appréciés des amoureux de beaux paysages. Ils permettent notamment de mettre en valeur les premiers plans. Cela est dû plus particulièrement à leur conception optique qui permet une grande profondeur de champ, c'est-à-dire une zone de netteté importante depuis le premier plan vers les plans plus lointains.
L'objectif grand angle vous rendra aussi de nombreux services lorsque vous serez confronté à des prises de vue réalisées dans un espace restreint. L'angle important couvert par ce type d'objectif permet d'embrasser un champ de vision assez large.
En revanche, évitez de réaliser des portraits rapprochés avec ce type d'objectif sous peine de déformations importantes des proportions du visage.
Cet objectif est aussi utilisé dès lors qu'il s'agit d'exagérer des proportions, notamment en photo d'architecture, pour donner plus d'ampleur à un monument ou une statue par exemple, en exagérant la contre-plongée.
|
La contre-plongée C'est quand le photographe se trouve à un niveau moins élevé que son sujet. Le photographe est obligé de pointer l'objectif vers le haut, accentuant ainsi les effets de perspective, mais aussi les déformations. Ce procédé, utilisé discrètement, permet de grandir une personne : référez-vous aux photos de personnages importants de l'histoire et vous noterez souvent l'utilisation d'une légère contre-plongée. |
Le très grand angulaire ou ultra grand angle

Fig. 1.13 : Un très grand angle de 14 mm de focale
C'est un objectif dont la focale varie généralement entre 14 et 24 mm. Ces objectifs permettent d'obtenir des images saisissantes en exagérant énormément les perspectives. Du fait de leur très courte focale, la profondeur de champ de ce type d'objectif est très importante. Vous obtiendrez ainsi des photos quasiment nettes depuis le tout premier plan, situé à quelques centimètres de l'appareil, jusqu'à l'infini.
Le fish eye
Très grand angle, il offre un champ de vision proche des 180°. On obtient des images circulaires, ou en tout cas fortement déformées avec ce type d'objectif. Leur focale varie de 4 à 14 mm. Ces objectifs étaient tout d'abord conçus à des fins scientifiques mais ont vite été utilisés pour obtenir de saisissants effets spéciaux.

Fig. 1.14 : Le premier fish eye pour appareil photo numérique
|
Attention aux déformations L'objectif de type grand angle permet de faire des photos dans des espaces restreints en s'affranchissant du manque de recul, c'est un fait. Mais, pour de courtes distances, ce type d'objectif a tendance à fortement exagérer les perspectives et donc, à déformer le sujet. Faites attention aux portraits réalisés avec ce type d'objectif. Si vous voulez éviter une photo caricaturale, changez d'objectif pour une focale plus adaptée, et éloignez-vous du sujet. |
Le téléobjectif
L'angle de vision de ce type d'objectif est restreint. Il vous permet de rester loin de votre sujet tout en lui donnant une place importante dans le cadre. Ces objectifs sont très utilisés en portrait car ils conservent des proportions agréables. En photo de paysage, le téléobjectif a tendance à compresser les plans, ce qui donne parfois des effets surprenants.

Fig. 1.15 : Un téléobjectif de 200 mm. Sa lentille frontale possède un large diamètre du fait de sa grande ouverture : f/2.
Du fait de sa faible profondeur de champ, ce type d'objectif permet d'isoler le sujet de son environnement. L'effet est d'autant plus visible que vous utiliserez une grande ouverture de diaphragme.
En général, on parle de téléobjectif pour des optiques dont la focale varie de 70 mm à 200 mm.
Ces objectifs sont relativement lourds et volumineux, surtout si l'ouverture de l'objectif est grande, et l'objectif lumineux.
Le super téléobjectif
Ici, vous entrez dans le domaine particulier de la chasse photo, de la photo sportive, ou encore des paparazzis. Ce sont tous les téléobjectifs dont la focale est au minimum de 300 mm, jusqu'à des focales atteignant 1 000 mm et parfois plus. Cela dit, ces objectifs sont quasiment inabordables financièrement parlant et sont réservés à des prises de vue spécifiques.

Fig. 1.16 : Un téléobjectif de 600 mm
Ces objectifs permettent de saisir des scènes lorsqu'il n'y a pas moyen de s'approcher du sujet. Autour d'un circuit automobile, d'un court de tennis, ou encore lorsque la femelle martin-pêcheur revient donner la becquée à ses petits. Bien entendu, ce sont aussi ces objectifs qui permettent aux paparazzi de voler quelques clichés de telle ou telle vedette ou célébrité en vacances.
La caractéristique principale de ces objectifs, hormis leur encombrement et leur poids, est que la profondeur de champ est très faible et que la mise au point doit donc être très précise.
|
La stabilisation optique C'est un système motorisé intégré à l'objectif qui permet de compenser les mouvements du photographe. Grâce à un système de déplacement d'une lentille à l'intérieur du corps de l'objectif, l'appareil compense, dans une certaine mesure, un déplacement vertical ou horizontal. Cela permet d'effectuer des prises de vue à main levée alors qu'on aurait habituellement besoin d'avoir recours à un trépied. En revanche, le système ne permet pas de compenser un bougé du sujet. |
Les zooms
Les zooms sont des objectifs qui remplacent plusieurs focales. Grâce au déplacement d'une ou plusieurs lentilles dans le corps de l'objectif, l'angle de vision varie. Ce sont des objectifs plus complexes à fabriquer que les focales fixes, mais ce sont aussi les plus répandus à l'heure actuelle, du fait de leur côté pratique.Les objectifs spéciaux
Les objectifs de type macrophotographie permettent des prises de vue très rapprochées. Si les insectes, la flore ou le monde minéral vous fascine, ces objectifs sont faits pour vous. Ils sont spécialement conçus pour ces distances particulières, quelques centimètres, même s'ils permettent aussi de photographier des scènes courantes. Ce sont souvent d'excellents objectifs.

Fig. 1.17 : Un objectif à miroir
Les objectifs à miroir sont des supers téléobjectifs qui ont la caractéristique de ne pas avoir de diaphragme réglable. La valeur d'ouverture est fixe. Un système de miroirs de renvoi internes permet d'obtenir des objectifs compacts et relativement légers pour de très longues focales, souvent 500, 1 000 ou 1 200 mm.

Fig. 1.18 : Objectif à bascule et décentrement
Les objectifs à décentrement répondent particulièrement aux besoins des photographes d'architecture. Un système de déplacement de l'axe optique permet de redresser les perspectives et d'obtenir des verticales parfaitement rectilignes. Avec un objectif traditionnel, pour effectuer ce type de prise de vue, il faut incliner l'axe optique et effectuer une contre-plongée pour faire entrer le sommet d'un monument dans le cadre par exemple. Avec un objectif à décentrement, un système réglé par une molette sur le côté de l'objectif va commander le déplacement d'une partie de celui-ci. L'axe optique restera vertical et la perspective sera redressée.
L'amateur de photographie d'architecture ne disposant pas de ce type d'objectif pourra se tourner vers son logiciel de traitement d'images préféré. La plupart proposent aujourd'hui un outil qui permet de redresser les perspectives.

Fig. 1.19 : Un convertisseur de focale
Les convertisseurs de focale, appelés aussi doubleurs de focale, permettent, quant à eux, de multiplier la focale d'un objectif par 1,4, 1,7 ou 2. C'est un élément optique qui s'intercale entre le boîtier et l'objectif. Il permet d'obtenir une focale plus longue à partir d'un téléobjectif, évitant ainsi l'achat d'un super téléobjectif beaucoup plus onéreux. La contrepartie de son utilisation est une perte de luminosité, au moins un diaphragme. La qualité que l'on peut attendre de ce type de convertisseur est moindre que celle obtenue avec un super téléobjectif, mais cela peut rendre service pour quelqu'un qui en aurait une utilisation occasionnelle.
Focales et appareils numériques
Vous trouverez dans les catalogues des fabricants d'appareils photo (Canon, Nikon, Pentax, Olympus…) ainsi que des fabricants d'objectifs adaptables (Sigma, Tamron…), des objectifs spécifiquement développés pour les appareils photo numériques dont la surface du capteur est inférieur au plein format 24 × 36, comme la plupart des appareils reflex grand public ainsi que la totalité des appareils photo de type bridge et compact.
Ces objectifs sont constitués différemment de leurs homologues conçus pour le format 24 × 36 mm, argentique ou numérique, car ils profitent du fait que l'intérieur de la chambre d'un appareil photo comportant un petit capteur laisse plus de place à la lentille arrière. Celle-ci peut donc être plus proéminente que sur un appareil plein format ou un appareil argentique. Quant au traitement des lentilles, la lentille située à l'arrière de l'objectif notamment, il est spécifique aux caractéristiques d'un capteur numérique.
Ces objectifs, portant la dénomination Dx chez Nikon, E-S chez Olympus, EF-S chez Canon, DT chez Minolta, DA chez Pentax et Dc chez Sigma, ne pourront pas être utilisés sur un appareil reflex disposant d'un capteur plein format, car les images obtenues verraient apparaître un fort effet de vignettage, c'est-à-dire que la périphérie de l'image serait fortement obscurcie.
En règle générale, quand vous utilisez un objectif sur un appareil photo dont le capteur est plus petit que 24 × 36 mm, il faut multiplier la focale de celui-ci par une valeur comprise entre 1,3 et 1,7 suivant le type de capteur. En effet, sur ce type de capteurs, l'image se forme sur une surface qui est l'équivalent d'un plein format (24 × 36) recadré. Par exemple, les capteurs de type APS-C mesurent 23,7 × 15,6 mm. C'est comme si on avait recadré une image formée sur une surface plein format de 24 × 36 mm. À ce petit jeu, un 50 mm devient un 65 mm, un 100 mm devient un 150 mm.

Fig. 1.20 : La surface totale de l'image correspond à un capteur au format 24 × 36 mm et le cadrage central correspond à un capteur de type APS-C.
Quand vous voyez les caractéristiques d'un zoom grand angle pour un appareil photo numérique équipé d'un capteur de type APS-C, très répandu, pensez à faire la conversion : le 12 × 24 mm annoncé couvrira effectivement le champ d'un 18 × 36 mm.
Vous avez la possibilité d'utiliser vos anciens objectifs sur ce type de boîtier numérique, mais il faudra vous habituer à une nouvelle manière de voir à travers le viseur puisque l'objectif dit "normal", le 50 mm, deviendra, dans ce cas, un petit téléobjectif.
1.2 Les accessoires de prise de vue
Le fait de pouvoir greffer quelques accessoires à l'appareil photo est l'un des nombreux attraits de la photographie. Les accessoires sont nombreux, depuis les filtres optiques jusqu'à la protection qui va éviter que les rayons du soleil contrarient la lecture de l'écran LCD.
Les filtres optiques
Les logiciels de retouche d'images permettent quasiment tous d'effectuer des corrections sur les images issues de l'appareil photo ou du scanner. Cela dit, il peut être intéressant d'utiliser des filtres que vous visserez à l'avant de l'objectif, ou que vous positionnerez, notamment sur les appareils de type compact, à l'aide d'un porte-filtre magnétique. Ces filtres sont très souvent fabriqués en verre organique.

Fig. 1.21 : Le système Cokin avec porte-filtre
Il existe des filtres dont les effets, à la prise de vue, ne sont pas reproductibles avec un logiciel. Tout d'abord, il est un filtre que la plupart des photographes ajoutent dans leur panier au moment de l'acquisition d'un objectif. C'est le filtre anti-ultraviolet, appelé communément anti-UV. Il n'a pratiquement aucune incidence sur la qualité de la prise de vue, mais protège efficacement la lentille frontale de l'objectif des intempéries, de la poussière ou d'un choc malencontreux. Il est plus économique de remplacer un filtre qui coûte environ 30 euros, plutôt qu'un objectif dont le prix est 10 ou 20 fois plus onéreux.

Fig. 1.22 : Certains filtres sont spécialement conçus pour les appareils photo numériques.
Il y a un autre filtre que vous ne pourrez remplacer par aucun logiciel : il s'agit du filtre polarisant. Celui-ci permet de saturer les couleurs, mais aussi d'atténuer des reflets, lorsqu'on photographie des objets en verre ou des surfaces métalliques. Il permet aussi de diminuer des reflets sur l'eau. Il faut pour cela que l'appareil soit positionné sous un certain angle par rapport à la lumière. L'appareil reflex ou disposant d'un écran LCD permet de contrôler cet effet.

Fig. 1.23 : Filtres optiques à pas de vis
La plupart des autres effets, de type flou, étoiles ou dégradés, peuvent souvent être appliqués a posteriori. Avec un bon logiciel de traitement d'images et un peu de technique, le résultat est assuré. Quoi qu'il en soit, le photographe puriste aura à cœur de toucher le moins possible à l'image enregistrée et pourra utiliser les filtres à effet au moment de la prise de vue. C'est un choix laissé à chacun et un thème de discussion souvent abordé dans les forums et salons dédiés, sur Internet, à la photographie.
|
Fabriquez vos filtres à effets spéciaux Si vous utilisez un système de porte filtre comme ceux proposés par la marque Cokin, vous pourrez faire découper des plaques de verre fin à la dimension du porte-filtre. Avec un peu de gélatine alimentaire coulée sur la plaque de verre sur laquelle vous déposerez quelques gouttes d'encre de Chine de couleur, la palette des effets spéciaux est infinie. Personne n'aura le même filtre que vous. |
Les compléments optiques
Ce sont des accessoires qui se placent devant l'objectif et qui permettent d'obtenir une vision plus large (grand angle) ou plus resserrée (téléobjectif) de la scène.

Fig. 1.24 : Un convertisseur téléobjectif
Ces compléments optiques sont surtout intéressants si vous utilisez un appareil de type compact, dont l'amplitude du zoom est souvent limitée. Cela dit, comprenez bien que ces accessoires ne peuvent remplacer un objectif conçu effectivement pour une utilisation précise. Le simple fait d'ajouter une couche supplémentaire de lentilles de verre devant l'objectif modifie parfois fortement la qualité de l'image obtenue. C'est donc une solution qui ne peut s'envisager qu'à titre occasionnel.
Les webcams
De plus en plus sophistiquées, certaines webcams peuvent être détachées de leur socle afin de servir d'appareil photo numérique compact de remplacement. Toutes peuvent enregistrer des images fixes. N'espérez tout de même pas réaliser des agrandissements de bonne qualité avec ce type de matériel qui doit rester d'un emploi exceptionnel.

Fig. 1.25 : La plupart des webcams disposent d'une griffe qui permet de les fixer sur l'écran de l'ordinateur.
Les mobiles avec fonction appareil photo
Avec les mobiles disposant d'une fonction appareil photo, on entre dans un monde qui commence à côtoyer au plus près les appareils photo de type compact. En effet, il n'est pas rare d'accéder à des résolutions de capteurs, pour ce type d'appareil, de 5 mégapixels, ce qui permet, techniquement, des agrandissements équivalant à un A3, soit environ 30 × 40 cm.
Pour ajouter un peu plus de trouble dans les esprits, ces mobiles disposent parfois d'un zoom optique d'amplitude 3. Sans parler du zoom numérique, qui est, rappelons-le, de piètre qualité.

Fig. 1.26 : 5 mégapixels, autofocus, balance des blancs, il n'y a rien à envier à certains appareils de type compact !
Si cela ne suffisait pas, ces appareils se voient aussi parfois dotés d'un flash, ainsi que de réglages n'ayant rien à envier à certains compacts. Réglages de la balance des couleurs, de la luminosité, du contraste, etc.
Voici un exemple pris dans le catalogue d'un grand fabricant. Le mobile appareil photo est doté d'une optique Carl Zeiss (excusez du peu), d'un capteur 5 mégapixels, l'objectif est autofocus, un zoom ×6 est disponible tout en conservant la totalité des pixels, pour une image finale comportant 2592 × 1944 pixels. La mise au point peut être effectuée de 10 cm à l'infini, un mode scène permet de choisir un réglage pour les paysages, les portraits, les photos de sport… Vous trouverez un mode flash avec un système anti yeux rouges, une balance des blancs réglable, une mesure de l'exposition à prépondérance centrale, réglable par pallier d'un demi-diaphragme.
Oui, vous lisez bien les caractéristiques d'un téléphone mobile. Ajoutez à cela un mode vidéo, et vous pouvez vous demander si les compacts ont encore une raison d'être, en tout cas les appareils de basse et moyenne gamme.
Les capteurs
On assiste aujourd'hui à une course au nombre de pixels. La publicité tend à nous faire croire que "plus de pixels", c'est obligatoirement mieux. Ce n'est pas aussi simple que cela.
Imaginez le capteur de votre appareil photo comme une surface de silicone sur laquelle se trouve une grille. À chaque cellule de cette grille correspond un photosite. Chaque photosite est un petit "puits à lumière" chargé de recevoir et traiter une certaine quantité d'intensité lumineuse au moment de l'exposition. Les photosites, ces petites cavités qui vont capter la lumière, vont transmettre le signal à un convertisseur qui le traitera. C'est la mémoire vive de l'appareil photo, le buffer, qui gère le stockage temporaire de l'information. Plus cette mémoire est rapide et plus vite est traitée l'information. Le fichier obtenu est ensuite enregistré sur la carte mémoire de l'appareil photo.

Fig. 1.27 : Voici à quoi ressemble un capteur d'appareil photo numérique.
|
Quatre photosites pour un pixel Plus précisément, il faut quatre photosites pour pouvoir déterminer la couleur d'un pixel, mais généralement, on associe un photosite à un pixel. |
En général, les appareils photo numériques sont équipés de capteurs dont la dimension est bien inférieure au format 24 × 36 mm, que l'on appelle le "plein format", et qui sert de maître étalon. Ce qui va entrer en ligne de compte pour obtenir une image de bonne qualité, c'est non seulement le nombre de pixels que comporte une photographie, mais aussi la surface du photosite qui permettra d'enregistrer les informations qui définiront les caractéristiques de chaque pixel.
Voici un exemple avec deux formats de capteurs courants. Tout d'abord, le format APS-C, très répandu sur les appareils reflex numériques, de 23,7 × 15,7 mm, et puis le capteur 1/2,3", dont les dimensions sont 7,7 × 6,16 mm, que l'on trouve sur de nombreux appareils photo de type compact. Le second capteur a une surface qui est de quinze fois plus petite que le premier.
Bien qu'étant de dimensions très différentes, ces deux appareils peuvent pareillement enregistrer une image de 10 mégapixels. Mais il est évident que les photosites composant le capteur de l'appareil compact seront de plus petites dimensions que ceux qui composent le capteur de l'appareil reflex. Il y a de grandes chances que la qualité soit très différente de l'un à l'autre ; pourtant, le nombre de pixels calculés est bien le même.
| Quelques capteurs | Longueur en mm | Largeur en mm |
| 35 mm | 36 | 24 |
| APS-C | 23,7 | 15,7 |
| 2/3" | 8,8 | 6,6 |
| 1/1,8" | 7,176 | 5,319 |
| 1/2,3" | 6,16 | 4,62 |
| 1/2,7" | 5,371 | 4,035 |
| 1/3,6" | 4 | 3 |
|
Dimensions du capteur et nombre de pixels Lorsqu'il y a un très grand nombre de photosites sur un tout petit capteur, des défauts, appelés aberrations géométriques ou chromatiques, peuvent apparaître sur l'image. Veillez à ne pas vous laisser embarquer par la course aux pixels, le nombre de pixels n'étant qu'un des critères de choix parmi d'autres.Il y a deux paramètres importants à retenir quant au choix du capteur, sa dimension ainsi que le nombre de pixels. Prenez bien en compte que deux capteurs peuvent avoir la même taille, mais comporter un nombre de pixels différents. Or, jusqu'à présent, dans la majeure partie des cas, un capteur plus grand produira des pixels de meilleure qualité qu'un capteur de plus petites dimensions. |
Le capteur est donc l'un des éléments essentiels de l'appareil photo numérique, au même titre que le film sur un appareil argentique, mais vous voyez que ce n'est pas le seul élément important puisque la qualité du logiciel interne de l'appareil photo, appelé firmware, qui gère l'information, entre énormément en ligne de compte quant à la qualité du résultat final. La quantité et la qualité de la mémoire permettront de traiter le signal plus ou moins rapidement.
Tous ces paramètres entrent en ligne de compte pour calculer le prix du matériel et ceci explique, en partie, pourquoi la somme à investir peut varier du simple au quintuple pour deux appareils aux caractéristiques à première vue semblables.
Pour protéger le fragile capteur, et pour éviter des effets de moirage dus à l'alignement rectiligne des photosites, les fabricants placent un filtre appelé passe-bas sur celui-ci. En plus de ce double effet d'anti-moirage et de protection, c'est lui qui fait barrage aux impuretés qui viendraient le détériorer irrémédiablement si elles se déposaient à cet endroit. L'ennui pour l'utilisateur, c'est que de la poussière se dépose effectivement dans la chambre de l'appareil photo.
Prenez soin du capteur
Lorsqu'on utilise un boîtier de type reflex, c'est bien souvent parce que l'on dispose de plusieurs objectifs, que l'on adapte suivant la scène à photographier. Or, ces manipulations, qui semblent évidentes lorsqu'on a l'habitude d'utiliser un appareil argentique, peuvent être source de déconvenues avec un appareil reflex numérique.
En effet, vous avez vu que, dans la majeure partie des cas de figure, le capteur est un élément de très petite dimension. La moindre poussière qui se dépose sur sa surface peut causer d'importants désagréments en créant des taches sur l'image finale.
Soyez particulièrement vigilant si vous changez d'objectif par temps pluvieux, en bord de mer, ou tout autre lieu où la poussière est susceptible d'entrer dans la chambre de l'appareil photo.
D'infimes particules de poussière se logent dans l'appareil photo et peuvent ensuite, à tout moment, plus précisément à chaque déclenchement, lorsque l'obturateur s'ouvre pendant le temps d'exposition, venir se déposer sur le capteur.
On distingue alors sur les images, sur les plages claires notamment, des petites taches, souvent circulaires, grises aux bords flous. Cet effet est particulièrement visible lorsque le diaphragme est fermé et qu'on photographie une zone uniforme et claire.
Plus inquiétant, des poussières peuvent se déposer sur le capteur même si vous ne changez jamais d'objectif. Il suffit que quelques microparticules de métal soient restées dans l'appareil au moment de sa fabrication, ou que le tirage de votre zoom génère un léger appel d'air lorsque vous manipulez la bague de mise au point, pour que ces petites poussières gênantes prennent possession des lieux, n'attendant que le bon moment pour se coller sur le capteur.

Fig. 1.28 : Un agrandissement montrant les taches sur une image réalisée avec un capteur poussiéreux
Pour vérifier la présence de poussières sur un capteur, vous pouvez photographier une feuille de papier blanc, en utilisant une ouverture de diaphragme de f/22 ou f/32. En étudiant l'image obtenue, si des poussières se sont déposées, elles seront bien visibles.
Pour de plus amples informations sur les ouvertures de diaphragme, reportez-vous au chapitre 3 qui traite des différents réglages de l'appareil photo.
Étant donné les petites dimensions des capteurs, une poussière pourtant insignifiante, peut prendre des proportions importantes. Que faire alors ?
Les fabricants ont mis au point des systèmes automatiques de nettoyage du capteur. Cette solution consiste à faire vibrer le capteur afin que les impuretés qui s'y sont déposées se décollent d'elles-mêmes. Des tests ont été réalisés par les journalistes de plusieurs revues spécialisées et les résultats étaient peu convaincants.

Fig. 1.29 : La méthode avec la bombe d'air comprimé
D'autres solutions existent, sous la forme de bombes aspirantes, qui se révèlent surtout efficaces lorsque la poussière n'adhère pas à la surface du capteur. Dans le cas contraire, il vous faudra utiliser une solution à base de bâtonnets à usage unique, imbibés d'une solution composée essentiellement de méthanol.

Fig. 1.30 : La méthode humide
Cette opération doit être effectuée au calme et dans une atmosphère exempte au maximum d'impuretés sous peine de faire encore plus de dégâts. Dans les cas extrêmes, rien ne vaudra un passage par un centre de maintenance agréé.
Un système, utilisant un stylet à l'extrémité adhésive, permet de recueillir les poussières.

Fig. 1.31 : Le système avec un stylet adhésif
Enfin, il reste un moyen pour effacer les traces laissées par les poussières sur le capteur, celui qui consiste à retoucher les images avec un logiciel adéquat. Certains logiciels permettent même d'enregistrer une photo témoin, afin de définir l'emplacement des taches. Le logiciel se charge ensuite, de manière quasi automatique, de les faire disparaître.
Dans tous les logiciels de retouche d'images, un outil comme le tampon de duplication ou le tampon de clonage sera parfaitement adapté à ce type de correction.
Les cartes mémoire
L'utilisation d'un appareil photo numérique ne peut se concevoir sans la présence dans celui-ci, d'une carte mémoire. C'est l'élément incontournable qui vous permettra de stocker les données avant qu'elles ne soient transférées sur l'ordinateur.
Vous ne choisirez pas le format de la carte mémoire qui équipe votre appareil. Celui-ci est évidemment imposé par le fabricant.
En règle générale, plus l'appareil est compact, plus petite est la carte mémoire utilisée.
Sur les appareils photo équipant les mobiles, la carte sera souvent au format micro SD. La plupart des appareils utilisent des cartes de format SD (Secure Digital). Quant aux appareils reflex haut de gamme et professionnels, c'est la carte de type Compact Flash, qui est la plus répandue aujourd'hui, même si la carte de type Secure Digital a le vent en poupe. En effet, les cartes de type Compact Flash comportent de nombreux petits contacts métalliques très fragiles. En introduisant la carte dans l'appareil ou un lecteur de cartes, certains de ces petits picots peuvent être déformés.

Fig. 1.32 : Les principaux formats decartes
Plus important que la forme de la carte, c'est la capacité de la carte et sa rapidité à traiter l'information qui vont être prépondérantes.
Plus la capacité de la carte est importante, et plus vous pourrez y stocker d'informations. En équipant votre appareil photo avec une carte de 2 ou 4 Go, ce sont des centaines d'images que vous pouvez stocker. Évidemment, tout dépendra du nombre de pixels que comportent vos images, ainsi que leur taux de compression.
À ce sujet, reportez-vous au chapitre 3, dans la partie appelée Réglage des images à la prise de vue.
Chaque fabricant utilise un code afin de préciser la vitesse d'écriture et de lecture des cartes. Cela a effectivement de l'importance, mais il est parfaitement inutile de se procurer une carte très rapide si le logiciel de l'appareil photo n'est pas très rapide. Cela vous obligera, de toute façon, à attendre que l'écriture soit terminée avant de pouvoir réaliser la série de photos suivante. Cela est d'autant plus important lorsque vous voulez utiliser un mode de prise de vue en rafale.
Un autre élément à prendre en compte au moment du choix d'une carte est sa fiabilité. Privilégiez plutôt une carte de marque connue plutôt qu'une "no name". En effet, ayez bien à l'esprit que cette carte, c'est, avant le transfert sur l'ordinateur, l'unique trace de vos meilleurs moments de vacances, de votre première séance en studio ou de longues heures d'affût, les pieds dans l'eau !
|
Attendez toujours que les données soient enregistrées Ne retirez jamais une carte mémoire de l'appareil photo tant que la diode qui signale qu'elle est en activité est allumée, sous peine de détériorer vos précieuses photos. Pour être certain de ne pas commettre d'impair, éteignez aussi votre appareil photo avant de retirer la carte mémoire de son emplacement (slot) (voir Figure 1.33). |
Si malgré ces conseils, certaines données sont illisibles, reportez-vous au chapitre 4 qui vous explique comment récupérer vos données.

Fig. 1.33 : Lecteur de cartes mémoire multiformat
|
Utilisez des lecteurs de cartes mémoire Afin de transférer les images depuis votre carte mémoire vers l'ordinateur, vous pouvez connecter l'appareil photo à l'ordinateur à l'aide d'un câble de type USB. Il existe des lecteurs multiformat de cartes mémoire, ils sont de plus en plus souvent intégrés ou connectés à l'ordinateur, et même les portables en disposent souvent. L'avantage de ce système est que vous préservez les circuits électroniques de votre appareil photo. Votre appareil photo numérique est avant tout conçu… pour faire des photos ! (Même s'il est tentant de l'utiliser aussi comme lecteur d'images). Vous préservez aussi les batteries de celui-ci. Pendant que vous transférez les images ou que vous les regardez sur l'ordinateur, l'appareil photo est au repos. Ce système est d'autant plus efficace, dès lors qu'il s'agit de transférer de grandes quantités de données. C'est notamment le cas lorsqu'on fait des prises de vue avec un appareil de type reflex. C'est alors plusieurs gigas qu'il faut transférer, et l'utilisation de lecteurs de cartes permet un transfert beaucoup plus rapide qu'en utilisant la connexion directe de l'appareil. |

Fig. 1.34 : Un lecteur de cartes avec un adaptateur USB
Les batteries
Il y a quelques années, l'alimentation des appareils photo numériques posait un réel problème aux utilisateurs. Ces appareils consommaient tellement d'énergie qu'il était difficile d'organiser une journée de prises de vue en extérieur lorsqu'on ne pouvait avoir recours à une recharge des accus. De plus, l'utilisateur d'un appareil photo compact utilise presque exclusivement l'écran LCD pour effectuer la visée, ce qui contribue bien évidemment à épuiser les batteries plus rapidement qu'en utilisant un viseur optique.
Aujourd'hui, de gros progrès ont été réalisés en termes d'autonomie, et vous pouvez sans problème enchaîner plusieurs centaines de photos avant que les batteries n'aient besoin d'être rechargées.
Certains appareils photo sont équipés d'accus au format AA. Cela permet, en cas de panne, de remplacer celles-ci par des piles que vous trouvez dans toutes les grandes surfaces ou chez n'importe quel buraliste.

Fig. 1.35 : Des piles ou accus rechargeables au format répandu, faciles à trouver
En revanche, d'autres appareils, et c'est le cas de la plupart des appareils de type reflex, utilisent des batteries spécifiques. Il faut alors bien penser à les charger et prévoir une batterie supplémentaire afin de pallier au déchargement de la batterie initiale.
|
L'autonomie des accumulateurs change avec la température ambiante Par temps froid, l'autonomie des accumulateurs diminue grandement. Il est recommandé de les conserver dans une poche, dans votre manteau par exemple, et de les mettre en place dans l'appareil seulement au moment de la prise de vue. |
En ce qui concerne les accus au format AA, faites bien attention à la puissance affichée. Pour la même dimension, vous trouverez des produits dont la capacité varie de 1 200 à 3 500 mAh (milliampère-heure). Évidemment, le nombre de photos qu'il est possible d'effectuer varie grandement et est bien plus important avec un accu de forte capacité.
Prenez aussi en compte le fait que ces accus rechargeables ont une durée de vie limitée et qu'il faut les remplacer après un certain nombre d'utilisations, au même titre que la batterie d'un ordinateur portable ou d'un mobile.
Enfin, si vous n'utilisez pas votre appareil photo pendant une longue période, retirez les batteries afin d'éviter des problèmes, dus par exemple à l'oxydation des contacts. Si cela était, utilisez un petit outil robuste qui permettra de gratter le dépôt qui se sera formé et qui empêchera les accus de fonctionner correctement.

Fig. 1.36 : Poignée d'alimentation
Pour augmenter la capacité de prise de vue de certains boîtiers, les fabricants proposent des poignées d'alimentation dans lesquelles on peut utiliser deux batteries. En utilisant ce type d'accessoire, vous pouvez doubler le nombre de déclenchements, pour un confort optimal.
Le matériel complémentaire
Les flashs indépendants
La quasi-totalité des appareils photo disposent d'un flash intégré. Seuls certains appareils professionnels obligent à avoir recours à un flash externe.
Cela dit, le flash intégré procure souvent des images décevantes. La lumière fournie par le flash intégré, directement situé dans l'axe de l'objectif, est une lumière bien pauvre.
Vous trouverez donc de nombreux flashs, de type cobra, qui se placent sur la griffe porte-accessoires de l'appareil photo. Ces flashs disposent souvent d'une cellule qui leur permet d'être déclenchés à distance, pour une lumière encore mieux composée. Dans le cas contraire, des câbles de synchronisation permettent de déclencher un ou plusieurs flashs ensemble au moment du déclenchement.

Fig. 1.37 : Un flash cobra, qui se place sur la griffe porte-accessoires de l'appareil photo
En studio, l'utilisateur averti trouvera un système complet avec des torches autonomes, qui pourront être équipées de boîtes à lumière, de bols ou de parapluies afin de façonner au mieux un éclairage de qualité.
L'utilisation des flashs sera évoquée en détail au chapitre 3.
Les trépieds et monopodes
Vous trouverez, sur le marché, des trépieds pour tous les goûts et pour toutes les bourses. Il faut, dans tous les cas, que celui-ci soit adapté à votre appareil photo. L'utilisateur d'un appareil de type compact se satisfera peut-être d'un petit trépied de table très léger. Mais si vous êtes un adepte de la chasse photographique, vous aurez besoin d'un trépied robuste, mais relativement léger pour pouvoir être transporté facilement sur de longues distances.

Fig. 1.38 : Un trépied en carbone
Stabilité, robustesse et légèreté sont aujourd'hui trois qualités compatibles grâce à l'utilisation de la fibre de carbone. Les trépieds en aluminium pèseront plus lourd dans la besace, mais nécessiteront un investissement financier moins important.
La solution du monopode présente un bon compromis entre le tout ou rien. Léger, il peut même servir de bâton de marche. Cela dit, en cas de faible luminosité, le trépied sera indispensable.
|
Le sac de sable Lorsqu'on n'a pas la possibilité d'emporter un trépied, un petit sac rempli de riz ou de sable, posé sur un rocher ou une écorce d'arbre, sera un parfait compromis. Votre appareil sera stable et vous pourrez effectuer des prises de vue impossibles à réaliser à main levée. |
Pour reproduire des documents ou pour des prises de vue en macro, utilisez un trépied permettant l'inclinaison à l'horizontal.

Fig. 1.39 : Un trépied permettant les prises de vue avec l'appareil incliné vers le sol
Les sacs et mallettes de transport
Si vous disposez d'un matériel conséquent, il pourra être judicieux d'entreposer celui-ci dans une mallette métallique. C'est le meilleur moyen de protéger votre boîtier et vos précieux objectifs.

Fig. 1.40 : Un sac pour placer tout ce joli monde à l'abri
Pour la prise de vue, préférez un sac souple, plus facile à transporter, dans lequel vous placerez ce dont vous avez besoin, le reste du matériel étant bien à l'abri dans la mallette métallique. Vous pourrez ainsi placer un boîtier avec deux ou trois optiques, ainsi que la batterie supplémentaire et qu'un accessoire de stockage si vous avez besoin de faire de nombreuses photos.

Fig. 1.41 : Un sac photo complet avec emplacement pour l'ordinateur portable
Enfin, pour les adeptes de randonnée et de trekking, les fabricants de sacs photo proposent des sacs à dos spécialement conçus, comportant de multiples emplacements qui permettent de caler boîtiers et objectifs sans risque de casse. Certains de ces sacs permettent même d'embarquer un ordinateur portable afin d'enregistrer les images et des informations sur place. S'ouvrent alors toutes les déclinaisons de la technologie moderne puisqu'il suffira d'un accessoire donnant accès à Internet pour transmettre textes et images à un magazine si besoin
Certains sacs à dos disposent de capteurs solaires permettant de recharger les batteries pendant votre périple.
Les videurs de cartes autonomes
Lorsque la ou les cartes mémoire ne suffisent pas, vous pouvez faire appel à des unités de stockage externe indépendantes. En général, ces boîtiers sont équipés d'un lecteur de carte mémoire et d'un disque dur qui peut contenir l'équivalent d'une bonne vingtaine de cartes.

Fig. 1.42 : Un videur de cartes mémoire Epson
Les chartes de gris
Les chartes de gris permettent de corriger aisément la balance des couleurs. Elles permettent aussi de régler l'exposition. Dans certains cas particuliers, elles sont réellement utiles, par exemple pour faire en sorte que la robe de la mariée soit réellement blanche et non pas grise.

Fig. 1.43 : Cet accessoire pliable permet de régler à la fois l'exposition
Les autres accessoires
Les possibilités d'utiliser des accessoires complémentaires sont infinies et les fabricants regorgent d'idées afin de proposer le matériel spécifique répondant à vos besoins. Citons pour exemple les sacs étanches pour les adeptes de plongée sous-marine, les posemètres indépendants pour les photographes désirant régler très précisément la mesure de lumière, les cellules de déclenchement automatique pour la chasse photographique, les systèmes de communication sans fil, de type Wi-Fi, pour enregistrer, en studio, les photos directement sur l'ordinateur…
Pour plus d'informations, consultez les catalogues des accessoires proposés par les grandes marques d'appareils photo ou les constructeurs indépendants, dont vous trouverez les adresses au chapitre 9.